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Journée de sensibilisation à l’automutilation : comprendre et soutenir
27 février 2026
Si vous vous inquiétez pour vous-même ou pour une personne de votre entourage, sachez que vous n’êtes pas seul·e·s. Du soutien existe, et mieux comprendre l’automutilation est une première étape importante.
Qu’est-ce que l’automutilation?
L’automutilation consiste à se blesser volontairement, sans intention de mourir. Cela peut inclure, par exemple, se couper, se gratter, se brûler, se frapper ou empêcher une blessure de guérir.
On parle parfois d’automutilation non suicidaire, puisqu’il ne s’agit pas d’une tentative de suicide. Il s’agit souvent d’une façon de composer avec une souffrance émotionnelle, des émotions intenses ou un sentiment de détresse.
L’automutilation n’est pas un trouble mental en soi, mais elle peut être associée à des difficultés comme l’anxiété, la dépression, des traumatismes ou des difficultés à réguler ses émotions.
Pourquoi certaines personnes s’automutilent-elles?
Il n’existe pas une seule raison. L’automutilation est souvent liée à une tentative de faire face à des émotions difficiles. Par exemple, une personne peut s’automutiler :
- pour soulager une douleur émotionnelle intense;
- pour relâcher une tension ou un stress accumulé;
- pour ressentir quelque chose lorsqu’elle se sent vide ou engourdie;
- pour retrouver un sentiment de contrôle;
- pour exprimer de la culpabilité ou de la honte;
- pour se distraire de pensées ou de souvenirs difficiles.
Même si cela peut apporter un soulagement temporaire, l’automutilation ne règle pas les difficultés sous-jacentes.
Signes à surveiller
Certaines personnes cachent leur automutilation par peur du jugement. Voici quelques signes possibles :
- des blessures fréquentes inexpliquées (coupures, brûlures, ecchymoses);
- des cicatrices inhabituelles ou répétées;
- le port de vêtements couvrants, même par temps chaud;
- l’évitement d’activités où certaines parties du corps sont visibles, comme la natation;
- des changements d’humeur, de l’isolement ou de la détresse émotionnelle;
- une faible estime de soi ou des difficultés relationnelles.
Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’une personne s’automutile, mais ils peuvent indiquer qu’elle traverse une période difficile.
Comment offrir du soutien
Si vous pensez qu’une personne proche vit cette situation :
Écoutez sans juger
Offrez une présence attentive. Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Être présent·e·s peut faire une réelle différence.
Exprimez votre inquiétude avec bienveillance
Vous pourriez dire, par exemple :
« J’ai remarqué que vous semblez vivre quelque chose de difficile. Je tiens à vous et je suis là pour vous. »
Encouragez le recours à un soutien professionnel
Un·e professionnel·le de la santé mentale, un·e médecin ou un·e intervenant·e peut aider à développer des stratégies plus sécuritaires pour faire face aux émotions.
Encouragez d’autres stratégies d’adaptation
Certaines approches peuvent aider, comme l’activité physique, l’écriture, la respiration, la création ou le fait de parler à une personne de confiance.
Le 1er mars : une journée pour briser le silence
La Journée de sensibilisation à l’automutilation vise à :
- mieux faire comprendre cette réalité;
- réduire la stigmatisation;
- rappeler que du soutien existe.
Parler de santé mentale contribue à créer une société plus bienveillante et inclusive.
Besoin de soutien?
Vous pouvez contacter l’Association canadienne pour la santé mentale – Division du Québec pour trouver des ressources près de vous.
Si vous êtes en détresse ou en situation de crise :
1-866-277-3553
Ou textez le 535353, gratuitement, 24 h/24, 7 j/7.
C’est confidentiel et sans jugement.
Pour les enfants et les adolescent·e·s :
Jeunesse, J’écoute
1-800-668-6868
www.jeunessejecoute.ca
Service gratuit, confidentiel et disponible 24 h/24, 7 j/7.